La Compagnie le Chant du Moineau porte des réalisations artistiques, des arts sonores aux arts visuels. Elle produit, depuis une dizaine d’années créations pluridisciplinaires alliant croisant points de vues artistiques et scientifiques pour proposer des formes variées : spectacles vivants, concerts, conférences, expositions, ateliers de pratiques et éditions.
Elle mène des initiatives de créations sonores liées à la large notion de paysage par la publication de disques (Label Casta) et de créations radiophoniques : elle a crée notamment en 2013 la web radio « RadioDordogne » qui comporte plusieurs centaines de pièces sonores à consulter librement.
Plusieurs dizaines d’artistes et scientifiques ont été associés à ses projets : musiciens, plasticiens, compositeurs, poètes, danseurs, comédiens, historiens, écrivains, chercheurs… La diversité des pratiques artistiques reflète la diversité des activités, permettant d’interroger et d’interpréter notre environnement.
La Compagnie propose actuellement plusieurs spectacles à son répertoire et travaille actuellement à la création d’un projet interdisciplinaire “habiter les lisières”.
La démarche art-sciences est particulièrement développée dans les derniers projets de la Compagnie :
1/ La création de Paléophonies / les Hybrides (créé en 2025, le projet est dans sa phase de diffusion) est définitivement plurielle et co-construite : elle se fonde dans le lien entre recherche et création, notre base de travail étant une enquête scientifique sur les origines des sons et la question de l’hybridation. La co-construction a commencé par une recherche ouverte auprès de 18 chercheurs. Sur cette base et ces questionnements, les échanges et leur contenu ont été restitués sous forme de dessins réalisés par Benjamin Bondonneau et la composition de pièces musicales fruits d’une commande auprès de 10 compositeurs aux profils et pratiques singulières, leur laissant carte blanche pour la composition de leur pièce. Ces différentes visions musicales donnant à entendre des interprétations multiples et originales.
Autant de matières scientifiques et artistiques réunies pour créer et proposer :
• L’exposition « Métamorphoses » mêlant dessins et sculptures de Benjamin Bondonneau,
• Le spectacle les Hybrides ; sorte de contrepoint au plateau de la production à l’atelier,
• Un livre-disque Paléophonies, essai graphique.
Sans oublier des actions de médiation multiples (conférences, séances d’écoutes, EAC mixant les pratiques – chant, arts-plastiques, philosophie).
Paléophonies / les Hybrides a été créé en 2025 et est actuellement dans sa phase de diffusion pouvant prendre de multiples aspects.
2/ Un projet situé pour 2026-2030 : La Compagnie le Chant du Moineau s’installe sur le territoire de la Communauté de Communes du Pays de Fenelon en Dordogne avec un projet au long court intitulé “Habiter les lisières”. Il s’agit d’explorer les bords de Dordogne pour fabriquer un objet artistique visuel et sonore évoquant les espaces naturels sensibles aux lisières de rivière. Ce projet est également une invitation faite au public pour rencontrer un paysage et l’explorer sous différentes formes alliant sciences et arts.
Pendant la période de création, l’équipe de la Compagnie s’associera à de nombreux intervenants (botanistes, paysagistes, animateurs nature, biologistes, philosophes, anthropologues…) pour proposer des rencontres, sorties de résidence, expositions et des ateliers ouverts à tous conjuguant arts et lectures paysagères. Ce projet artistique « art-science » est conçu pour questionner sensibiliser et valoriser
un habitat naturel communautaire… Ce type de paysage vulnérable, rare et endémique est défini comme étant un habitat naturel d’intérêt communautaire : ses espèces et habitats bénéficient de mesures de conservation au titre de Natura 2000 (annexe I de la directive Habitats faune flore). Il est devenu une zone qui se distingue par ses caractéristiques et constitue un exemple de biodiversité remarquable. C’est son aspect à la fois fragile et remarquable que nous souhaitons valoriser en en faisant une zone témoin. En voici les raisons :
Souhaiter le valoriser en partageant des points de vue (artistiques, philosophiques et scientifiques), permet de mettre en partage une réflexion sur ce qu’est une bordure de rivière. L’enjeu est de rencontrer cet espace, le reconnaitre, nommer ses habitants, ses habitués (faune et flore réunis), ses variations au fil des saisons, ses particularités et permettre aux imaginaires de s’emparer de cette diversité pour en faire un prétexte créatif commun.
Il s’agit bien de proposer une approche sensible, qui n’est ni un repli, ni une sensibilisation culpabilisante : la réhabilitation de cet habitat naturel passe par une exploration en actes. Nous souhaitons mettre en mouvement les imaginaires et la réflexion.
