Labomobile est un espace d’expérimentation nomade, une zone temporaire consacrée à la recherche et au croisement de différentes disciplines des arts dans des lieux dédiés à la création. Il réunit autour d’une thématique commune une équipe qui se met à l’œuvre pour explorer des approches, des théories et des dispositifs sans contrainte de production. Les participantes sont issues de toutes les pratiques qui collaborent aux arts vivants, sonores, plastiques, numériques et bien d’autres. Technicien·nes ou artistes, créateur·ices ou chercheur·euses sont invitées à joindre leurs expériences dans une transversalité qui conduit chacun·e avec ses outils à rechercher ensemble.
Cette nouvelle édition change de forme pour s’imaginer au cours de quatre résidences qui auront lieu en 2026 et 2027. Ce premier programme permettra la formation d’une Mutuelle de recherche, permettant de partager nos savoirs, nos désirs, nos réseaux et nos moyens, afin de pouvoir poursuivre la recherche au-delà de ce qui a été établit.
La thématique de cette sixième édition vous propose d’explorer les approches documentaires et in situ de la recherche en enquêtant sur des sites sacrifiés aux activités humaines (Conord, Deypere 2019). Ces lieux “maudits” : décharges, sites pollués, vallées englouties par des barrages, projets miniers, détruits par des infrastructures ou des conflits – souvent porteurs d’autres exclusions encore (sociales et racistes) – sont des épicentres des violences exercés sur nos écosystèmes. Cette recherche nous emmènera à la rencontre de ces lieux afin d’y percevoir les enjeux humains, sensibles, esthétiques et politiques causés par les violences environnementales dont elles sont l’objet.